Lazare / Vita Nova

Je me souviens encore du moment, de mon premier spectacle avec Lazare où je l’ai accueilli au Théâtre National de Strasbourg pour la création de Sombre Rivière. Je ne savais pas encore que j’allais entrer dans un univers aussi singulier. Très vite, j’ai découvert son équipe : une bande soudée, vibrante, capable de transformer le plateau en un bazar merveilleux, où tout chantait, dansait, jouait. Chaque répétition ressemblait à un territoire en construction, mouvant, lumineux. La musique surgissait comme un courant, la danse répondait, les mots se jetaient dans l’espace avec une liberté folle. Cette complicité, presque organique, donnait au spectacle une densité rare. On sentait les artistes respirer ensemble, chercher ensemble, s’élancer ensemble. Et derrière le tumulte apparent, il y avait une rigueur, une écoute, un souffle commun. Sur le plateau, la bonne humeur régnait en maître. Pas une bonne humeur fabriquée : une joie brute, une énergie qui déborde, une envie de pousser les murs et d’en découdre avec tout ce qui entrave. Une vitalité joyeuse, presque libératrice.

Et moi, au milieu de tout ça, je m’éclatais.
Depuis il y a eu  – Je m’appelle Ismaël – Coeur Instamment Dénudé – Des jambes pour une  Sirène.
Et je continue de m’éclater

Photos © Jean Louis Fernandez et © Pauline Le Gof
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