Récit d'un homme inconnu / Anatoli Vassiliev une figure controversée

Avec Anatoli, il faut accepter de tout déposer à l’entrée : certitudes, habitudes, confort. Vassiliev n’est pas seulement un metteur en scène ; il est une ascèse. Une manière de respirer, d’écouter, de résister au monde. Il exige — et nous suivons. Certains avec ferveur, d’autres en silence, parfois en doute, toujours vivants. Indifférent, personne ne le peut.

Sur ce spectacle il voulait particulièrement exploré les effets sensoriels. Il aime jouer avec l’illusion pour mieux ébranler le public. La première décision a été scénographique, radicale : retirer tous les fauteuils de l’orchestre. Démonter le confort, déraciner la frontalité, déplacer le centre de gravité. Ce geste-là a eu l’effet d’un souffle : la salle s’est ouverte, une autre géographie est née. La scène a glissé au creux du public, qui désormais encerclait un mât colossal, celui d’un parasol immense planté au cœur de l’espace. Au-dessus d’eux, une toile ouverte, tendue dans un bleu ciel presque mystique. Comme si l’on jouait sous un ciel flamboyant du théâtre.

Une fois le décor planté on peut jouer. Ainsi, un coup de feu tiré par un comédien faisait exploser un mannequin, projetant au sol des bouteilles sorties de ses entrailles. Dans une autre scène la comédienne Valérie Dréville  pratique à vue, une césarienne sanguinolente — un accouchement brutal, viscéral, offert sans fard au regard du public. Illusion et chair,  chaque image devient une épreuve sensorielle pour le spectateur. Une leçon de théâtre qui met en scène les trois personnages principaux de la nouvelle. Ils ne sont que trois comédiens (Valérie Dréville, Sava Lolov, Stanislas Nordey) au milieu d’un décor entourés de public, tandis que l’immense parasol mécanique, lentement, se referme sur la circassienne (Romane Rassendren) qui gravit son mât, avalant peu à peu son ascension dans un geste à la fois poétique et terrifiant.

Photos © Jean-Louis Fernandez

Au milieu du décor entourés de public, tandis que l’immense parasol mécanique, lentement, se referme sur la circassienne (Romane Rassendren) gravit son mât, avalant peu à peu son ascension dans un geste à la fois poétique et terrifiant.

La comédienne Valérie Dréville  pratique à vue, une césarienne sanguinolente — un accouchement brutal, viscéral, offert sans fard au regard du public. 

Test de la chute de la toile de fond.

Photos de montage du décor avec l’équipe technique

Photos © Bruno Bléger
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 Anatoli Vassiliev / Récit d’un homme inconnu

Nouvelle de Anton Tchekhov
Version scénique Anatoli Vassiliev
Traduction de la version scénique Natalia Isaeva
Mise en scène, conception de la scénographie et des lumières Anatoli Vassiliev
Avec Valérie Dréville, Sava Lolov, Stanislas Nordey et Romane Rassendren

Collaboration artistique,interprétariat Natalia Isaeva
Assistanat à la mise en scène Hélène Bensoussan
Scénographie Philippe Lagrue
Lumières Philippe Berthomé
Costumes Vadim Andreev, Renato Bianchi
Accessoires, maquillage Vadim Andreev
Collaboration artistique: Mouvement et improvisation Jerzy Klesyk
Régisseur général: Bruno Bléger

Équipe du film
Réalisateur Anatoli Vassiliev
Chef opératrice Alexandra Kulak
Assistant chef opérateur Alessio Nardin
Avec Stanislas Nordey et Valérie Dréville

Valérie Dréville est actrice associée au TNS
Le décor et les costumes sont réalisés par les ateliers du TNS
Le tournage du film a été réalisé en collaboration avec la commune de Venise – Venice Film Commission 

Production Théâtre National de Strasbourg
Coproduction MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Théâtre national de Bretagne – Rennes, Théâtre de la Ville – Paris
Création le 8 mars 2018 au Théâtre National de Strasbourg

GRAAL THÉÂTRE De Florence Delay et Jacques Roubaud.

L’onirisme côtoie la comédie. « Le merveilleux restera notre fondement », dit Julie Brochen, « Gauvain et le Chevalier Vert est à la fois une création (une naissance) et une continuité. Le troisième mouvement du Graal Théâtre. Ce projet « fou », visant à monter les dix pièces se poursuit, nous poursuit, Christian Schiaretti et moi. D’ores et déjà, dans notre vocabulaire, il ne s’agit plus de réunir les troupes du TNP et du TNS autour de ce projet, mais de savourer la joie de voir se reconstituer « La Troupe du

Mise en scène: Julie Brochen avec la complicité de Christian Schiaretti
Assistanat à la mise en scène: Hugues de la Salle
Scénographie et accessoires: Fanny Gamet, Pieter Smit
Lumières: Olivier Oudiou assisté de César Godefroy (élève de l’École du TNS – Groupe 41)
Costumes: Sylvette Dequest, Thibaut Welchlin
Coiffures, maquillage: Catherine Nicolas
Son: Laurent Dureux
Masques: Erhard Stiefel

Avec:

Muriel Inès Amat* Sœur ainée, Ygerne
Laurence Besson** Dame 2, Lady Bercilak
Christophe Bouisse Nore de Lis, Guinganbrésil, Seigneur de la Pire Aventure, sanglier 1
Fred Cacheux* Blaise de Northombrelande, Maire, Nétuns, chien
Jeanne Cohendy Guenièvre, Demoiselle Sœur de Guinganbrésil
Julien Gauthier** Yvain
Damien Gouy** Ké, portier
Antoine Hamel* Guerrehés, lion, Chevalier sans tête, sanglier 2
Ivan Hérisson* Bran de Lis
Xavier Legrand Arthur, Demoiselle Déléguée
David Martins* Gauvain
Clément Morinière** Girflet, le Chevalier blessé
Cécile Péricone* Dame 1, Demoiselle qui pleure, tisseuse
Juliette Plumecocq-Mech Demoiselle Hideuse, Roi d’Escavalon, Chevalier Futur Mort
Jérôme Quintard** Agravain, Tiébaut de Tintagel, Nautonier
Yasmina Remil** Petites Manches, Clarissant
Juliette Rizoud** Demoiselle Moqueuse, Demoiselle de la Pire Aventure, le cygne
Hugues de la Salle Mordret, Nétuns
Julien Tiphaine** Chevalier Vert/Lord Bercilak
Clémentine Verdier** Flore de Lis, Anna

Avec la participation de Pierre Meunier Le Roi Pêcheur, sur les images de Becket de Peter Glenville avec Richard Burton

* Troupe du
** Troupe du TNP

Équipe technique:
Régie générale: Bruno Bléger
Régie lumière: Christophe Leflo de Kerleau / Olivier Merlin (en alternance)
Électricien: Didier Mancho
Régie son: Sébastien Lefèvre
Régie vidéo: Philippe Suss / Hubert Pichot (en alternance)
Régie plateau: Charles Ganzer, Denis Schlotter
Machinistes: Pascal Lose, Daniel Masson, Étienne Maurer, Karim Rochdi
Régie accessoires: Olivier Tinsel
Accessoiriste: Maxime Schacké
Habilleuses: Bénédicte Foki, Claire Blanchard (TNP) Lingère Angèle Maillard
Le décor et les costumes ont été réalisés par les ateliers du TNS.